LABO · Fondations 16 · 20

Comprendre les champs

La chaleur qui fuit, un soluté qui diffuse, le courant dans un fil, le sang dans une artère, le vent, la lumière qui sort d'une étoile : tout cela se décrit avec le même petit vocabulaire spatial. Une valeur en chaque point, sa pente, une flèche en chaque point, ce qui traverse une surface. Les quatre laboratoires le construisent à la main, avant de lui donner sa notation.

1Ce que tu vois

A · Cartes scalaires
Une plaque vue de dessus, colorée selon une grandeur (température, concentration, pression ou potentiel électrique). Des foyers chauds ou froids qu'on pose et qu'on déplace. La même carte se regarde de quatre façons : les couleurs, les lignes de niveau, les flèches du gradient, puis ce qui s'écoule. Une sonde lit la valeur au point choisi.
B · Champs vectoriels
Un bassin vu de dessus : en chaque point, une flèche donne la vitesse de l'eau (direction et intensité, en cm/s). Des traceurs sont emportés par le courant. Une petite sonde circulaire mesure ce qui sort du cercle, ou ce qui tourne autour ; un moulinet montre si l'eau le fait tourner sur lui-même. Les éléments (source, puits, tourbillon, cisaillement…) se posent et s'additionnent.
C · Flux
Une « fenêtre », un segment qu'on oriente, plongée dans un courant : sa normale est la flèche rose, et les traceurs qui la franchissent sont comptés. Puis la fenêtre devient une courbe fermée, et enfin une boucle en 3D dans un champ magnétique.
D · Pression et débit
Un tube horizontal, vu en coupe, avec un rétrécissement au milieu. Le fluide est coloré par sa pression ; des tubes verticaux (piézomètres) montent à une hauteur proportionnelle à la pression locale. Trois portes comptent le débit ; un graphe trace la pression le long du tube.
Le code de couleur
Orange pour le positif (sortant, source, rotation antihoraire), bleu pour le négatif (entrant, puits, rotation horaire), gris pour le nul, rose pour le gradient et pour les outils de mesure, jaune pour le nombre qui compte.

2La théorie, module par module

Chaque module suit le même plan : l'intuition, les définitions, les relations à connaître, un exemple chiffré, les pièges fréquents, où le module resservira, et quelques questions pour vérifier.

Module 16

Flux, gradients et champs continus

Sur la planche : laboratoire A Cartes scalaires (Carte · Lignes de niveau · Gradient · Ce qui s'écoule) · laboratoire B Champs vectoriels (Champ · Divergence · Rotationnel · Composer) · laboratoire C Flux (Fenêtre · Champ non uniforme · Surface fermée · Boucle)

Intuition

Beaucoup de grandeurs existent partout à la fois : la température d'une pièce, la pression de l'air, la vitesse de l'eau d'un ruisseau. Un champ attache une valeur à chaque point de l'espace : un nombre (champ scalaire) ou une flèche (champ vectoriel). Quatre questions suffisent pour le lire. Vers où ça monte, et à quel rythme ? Le gradient. Combien traverse cette surface ? Le flux. Naît-il ou disparaît-il quelque chose ici ? La divergence. Le champ fait-il tourner un petit objet sur lui-même ? Le rotationnel. Ce qui diffuse (chaleur, soluté) descend le gradient, du plus vers le moins.

Définitions

Champ scalaire \(f(x,y)\)
Un nombre en chaque point : température, concentration, pression, potentiel.
Ligne de niveau
Courbe où \(f\) est constante (isotherme, isobare, équipotentielle) ; serrée, elle signale une pente raide.
Gradient \(\nabla f\)unité de f par m
Flèche vers la montée la plus raide, de longueur égale à cette pente ; perpendiculaire aux lignes de niveau.
Champ vectoriel \(\vec v\)
Une flèche en chaque point : vitesse d'un fluide, champ électrique, flux de chaleur.
Normale \(\hat n\)
Vecteur unitaire perpendiculaire à une surface ; il fixe le sens positif.
Flux \(\Phi\)m³/s pour une vitesse
Quantité qui traverse une surface par unité de temps, comptée selon la normale. En 2D, la « surface » est un segment : flux par unité de profondeur (cm²/s).
Densité de flux \(\vec q\), \(\vec J\)W/m² pour la chaleur
Flux par unité de surface : ce qui s'écoule, en chaque point.
Divergence \(\nabla\cdot\vec v\)s⁻¹ pour une vitesse
Flux sortant d'un petit contour divisé par son aire : positive pour une source, négative pour un puits.
Circulation \(\Gamma\)m²/s pour une vitesse
Somme de la composante de \(\vec v\) le long d'un contour fermé.
Rotationnel \(\nabla\times\vec v\)s⁻¹ pour une vitesse
Circulation d'un petit contour divisée par son aire : tendance à tourner sur soi.
Nabla \(\nabla\)
\(\nabla = (\partial/\partial x,\ \partial/\partial y)\) ; \(\partial f/\partial x\) est la pente de \(f\) en ne bougeant qu'en \(x\).

Relations clés

\[ \frac{\dd f}{\dd s} = \nabla f\cdot\hat u = \lvert\nabla f\rvert\cos\theta, \qquad \nabla f = \left(\frac{\partial f}{\partial x},\ \frac{\partial f}{\partial y}\right) \]

Pente de \(f\) dans la direction \(\hat u\), \(\theta\) étant l'angle avec le gradient. Maximale à \(\theta = 0\), nulle le long d'une ligne de niveau (\(\theta = 90°\)).

\[ \vec q = -k\,\nabla T, \qquad \vec J = -D\,\nabla c, \qquad \vec E = -\nabla V \]

Ce qui s'écoule descend le gradient : chaleur (Fourier), soluté (Fick), champ électrique. Le signe moins est toute la physique ; la constante fixe la vitesse.

\[ \Phi = \iint_S \vec v\cdot\hat n\,\dd A, \qquad \Phi = v\,A\cos\theta \ \ \text{(champ uniforme, surface plane)} \]

Le flux additionne la part du champ qui traverse. Il change de signe si on retourne la normale ; parallèle au courant, il est nul.

\[ \nabla\cdot\vec v = \frac{\partial v_x}{\partial x} + \frac{\partial v_y}{\partial y} = \lim_{A\to 0}\frac{\Phi_{\text{sortant}}}{A}, \qquad \oint \vec v\cdot\hat n\,\dd\ell = \iint \nabla\cdot\vec v\,\dd A \]

Le flux sortant d'un contour fermé ne dépend que de ce qui est produit dedans. En 3D, c'est le théorème de Gauss, sur une surface fermée et son volume.

\[ (\nabla\times\vec v)_z = \frac{\partial v_y}{\partial x} - \frac{\partial v_x}{\partial y} = \lim_{A\to 0}\frac{\Gamma}{A}, \qquad \omega = \tfrac12\,\nabla\times\vec v \]

Un moulinet minuscule tourne à \(\omega\), antihoraire si le rotationnel est positif.

\[ \frac{\partial c}{\partial t} = -\nabla\cdot\vec J = D\,\nabla^2 c \]

La concentration monte là où le flux converge : avec \(\vec J = -D\nabla c\), c'est l'équation de diffusion (\(\nabla^2\) : « divergence du gradient »).

Exemple chiffré

Une plaque a pour température \(T(x,y) = 20 + 4x + 3y\) (en °C, avec \(x\) et \(y\) en cm).

  1. Gradient : \(\nabla T = (4;\ 3)\) °C/cm, de longueur \(\sqrt{16 + 9} = 5\) °C/cm, à \(\arctan(3/4) \approx 37°\) de l'axe \(x\).
  2. Pente à 45° : \(\nabla T\cdot\hat u = (4 + 3)/\sqrt2 \approx 4{,}95\) °C/cm, soit \(5\cos 8°\). Le long de la direction \((-3;\ 4)/5\), on trouve \(-12 + 12 = 0\) : c'est l'isotherme.
  3. Pour de l'eau (\(k \approx 0{,}6\) W/(m·K)), \(5\) °C/cm \(= 500\) K/m : \(q = 0{,}6 \times 500 = 300\) W/m², opposé au gradient.
  4. Courant de 3 cm/s, fenêtre de 4 cm dont la normale fait 60° avec lui :\(\Phi = 3 \times 4 \times \cos 60° = 6\) cm²/s.
  5. Divergence du champ \(\vec v = (x,\,y)\) (cm/s) : \(\nabla\cdot\vec v = 1 + 1 = 2\) s⁻¹. Contrôle sur un cercle de rayon 3 cm : \(\vec v\cdot\hat n = 3\) cm/s, donc \(\Phi = 3 \times 2\pi \times 3 \approx 56{,}5\) cm²/s, soit aussi \(2 \times \pi \times 3^2\).
  6. Cisaillement \(\vec v = (y,\,0)\) : \(\nabla\cdot\vec v = 0\), mais \((\nabla\times\vec v)_z = 0 - 1 = -1\) s⁻¹, donc \(\omega = -0{,}5\) s⁻¹ : le moulinet tourne dans le sens horaire malgré les lignes droites.

Pièges fréquents

Où ça resservira

Teste-toi

Température de 40 °C en un point, gradient de 2 °C/cm vers le nord : quelle température à 1 mm à l'est ? au nord-est ?

À l'est, on suit l'isotherme (perpendiculaire au gradient) : environ 40 °C. Au nord-est, \(\theta = 45°\) : pente \(= 2\cos 45° \approx 1{,}41\) °C/cm, soit \(+0{,}14\) °C pour 1 mm, donc environ 40,14 °C. La chaleur s'écoule vers le sud.

Des flèches s'écartent en s'éloignant d'un point : la divergence est-elle positive partout ?

Non. Ce qui compte, c'est le bilan sur un petit contour : si les flèches faiblissent en s'écartant (\(1/r\) en 2D, \(1/r^2\) en 3D), ce qui entre ressort et la divergence est nulle. Elle n'est positive qu'au cœur de la source.

Fenêtre de 4 cm dans un courant de 3 cm/s, normale à 60° du courant : quel flux ? Et à 90° ?

\(\Phi = 3 \times 4 \times \cos 60° = 6\) cm²/s (par cm de profondeur). À 90°, la fenêtre est parallèle au courant : \(\cos 90° = 0\), rien ne la traverse.

Module 20

Fluides, pression et débit

Sur la planche : laboratoire D Pression et débit (Débit et continuité · La pression pousse · Résistance et viscosité · Rétrécissement)

Intuition

Un fluide, liquide ou gaz, n'a pas de forme propre : il épouse son contenant et s'écoule dès que quelque chose le pousse. Ce qui le pousse n'est pas la pression elle-même, mais ses différences d'un endroit à l'autre. Le débit dit combien de volume passe par seconde. Dans un tube plein, rien ne s'accumule : ce qui entre ressort, et le fluide va plus vite là où le tube se resserre. Le frottement interne du fluide, la viscosité, s'oppose à l'écoulement, et cette opposition grandit très vite quand le tube s'amincit. Enfin, accélérer un fluide coûte de la pression, que le fluide rend en ralentissant.

Définitions

Masse volumique \(\rho\)kg/m³
Masse par unité de volume : environ 1000 pour l'eau, 1060 pour le sang, 1,2 pour l'air.
Pression \(p\)Pa = N/m²
Force par unité de surface, exercée dans toutes les directions en un point du fluide. C'est un champ scalaire. On la lit souvent relativement à l'atmosphère.
Section \(A\)m²
Aire de la coupe du conduit, perpendiculaire à l'écoulement.
Vitesse moyenne \(\bar v\)m/s
Vitesse du fluide moyennée sur la section. Elle vaut la moitié de la vitesse au centre pour un profil parabolique.
Débit \(Q\)m³/s
Volume qui traverse une section par seconde : le flux de la vitesse. Repère : 1 L/min \(\approx 1{,}67 \times 10^{-5}\) m³/s.
Viscosité \(\mu\)Pa·s
Mesure du frottement interne. Eau : 1 mPa·s ; sang : environ 3,5 mPa·s ; miel : environ 10 Pa·s.
Résistance hydraulique \(R\)Pa·s/m³
Rapport entre la différence de pression et le débit dans un conduit.
Nombre de Reynolds \(\mathrm{Re}\)
Sans unité : compare l'inertie du fluide à son frottement interne.

Relations clés

\[ p = p_0 + \rho g h, \qquad h = \frac{p - p_0}{\rho g} \]

Fluide au repos : la pression croît avec la profondeur \(h\), avec \(g \approx 9{,}81\) m/s². Un piézomètre, tube vertical ouvert, rend la pression visible : la colonne monte à la hauteur \(h\).

\[ Q = A\,\bar v, \qquad A_1\bar v_1 = A_2\bar v_2 \qquad (\nabla\cdot\vec v = 0) \]

Continuité : un liquide ne se comprime pas et ne s'accumule pas dans un tube rigide. Le débit est le même à chaque section ; la vitesse, elle, varie en sens inverse de la section.

\[ \Delta P = R\,Q, \qquad R = \frac{8\,\mu L}{\pi r^4} \]

Loi de Poiseuille, pour un écoulement lent et régulier (laminaire) dans un tube cylindrique de rayon \(r\) et de longueur \(L\). Même forme que \(U = RI\). Le profil de vitesse est une parabole : nulle à la paroi, maximale au centre.

\[ R_{\text{série}} = R_1 + R_2, \qquad \frac{1}{R_{\text{parallèle}}} = \frac{1}{R_1} + \frac{1}{R_2} \]

Les résistances se combinent comme dans un circuit : les débits se partagent en parallèle, les chutes de pression s'additionnent en série.

\[ \mathrm{Re} = \frac{\rho\,\bar v\,D}{\mu} \]

Dans un tube de diamètre \(D\), l'écoulement reste laminaire sous \(\mathrm{Re} \approx 2000\) ; au-delà, des tourbillons apparaissent et le débit devient plus faible que prévu par Poiseuille.

\[ p + \tfrac12\rho v^2 + \rho g z = \text{constante} \]

Bernoulli, le long d'un filet de fluide incompressible, sans frottement, en régime permanent : chaque terme est une énergie par unité de volume. Quand la vitesse monte, la pression baisse (effet Venturi).

Exemple chiffré

Le cœur au repos débite \(5\) L/min, soit \(Q = 5 \times 10^{-3}/60 \approx 8{,}3 \times 10^{-5}\) m³/s.

  1. Aorte, section \(A \approx 5\) cm² \(= 5 \times 10^{-4}\) m² : \(\bar v = Q/A \approx 0{,}17\) m/s, soit 17 cm/s.
  2. Capillaires, section totale \(\approx 2500\) cm² \(= 0{,}25\) m² : \(\bar v \approx 3{,}3 \times 10^{-4}\) m/s, soit 0,33 mm/s. La section est 500 fois plus grande, la vitesse 500 fois plus faible : c'est la continuité.
  3. Régime dans l'aorte : rayon \(\sqrt{5/\pi} \approx 1{,}26\) cm, donc \(D \approx 2{,}5\) cm et \(\mathrm{Re} = 1060 \times 0{,}167 \times 0{,}0252 / (3{,}5 \times 10^{-3}) \approx 1{,}3 \times 10^{3}\), sous le seuil de 2000.
  4. Résistance de l'ensemble : avec une pression moyenne de 13 kPa (95 mmHg, en négligeant la pression veineuse), \(R = 13\,000 / 8{,}3 \times 10^{-5} \approx 1{,}6 \times 10^{8}\) Pa·s/m³. Une vasoconstriction qui réduit le rayon de 16 % multiplie \(R\) par \((1/0{,}84)^4 \approx 2\) : à pression égale, le débit est divisé par deux.
  5. Venturi dans l'eau : un tube de rayon 1 cm se rétrécit à 0,5 cm, avec \(Q = 10\) mL/s \(= 10^{-5}\) m³/s. Les vitesses sont \(\bar v_1 = 10^{-5}/(\pi \times 10^{-4}) \approx 3{,}2\) cm/s et \(\bar v_2 \approx 12{,}7\) cm/s (quatre fois plus). La pression baisse de \(\tfrac12 \cdot 1000\,(0{,}127^2 - 0{,}0318^2) \approx 7{,}6\) Pa, soit une colonne plus basse d'environ 0,8 mm.

Pièges fréquents

Où ça resservira

Teste-toi

Sur une carte météo, les isobares sont très serrées au-dessus d'une région. Qu'en déduis-tu ?

Le gradient de pression y est fort : la pression change beaucoup sur peu de distance, donc la force qui pousse l'air est grande et le vent est fort. Le gradient est perpendiculaire aux isobares et pointe vers les hautes pressions ; l'air est poussé dans l'autre sens (la rotation de la Terre le dévie ensuite).

Dans un tuyau d'arrosage, on pince le bout pour réduire la section de moitié. Que deviennent le débit et la vitesse de sortie ?

Le pincement ajoute une résistance en série : le débit baisse un peu. Mais la section de sortie est divisée par deux, donc la vitesse de sortie \(v = Q/A\) est presque doublée : le jet porte plus loin. Pincer davantage finit par faire chuter le débit, quand la résistance du bout pincé devient comparable à celle du tuyau.

De l'eau (\(\mu = 1\) mPa·s) passe à 1 mL/s dans un tube de rayon 2 mm et de longueur 20 cm. Quelle différence de pression, et l'écoulement est-il laminaire ?

\(R = 8\mu L/(\pi r^4) = 8 \times 10^{-3} \times 0{,}2 / (\pi \times (2 \times 10^{-3})^4) \approx 3{,}2 \times 10^{7}\) Pa·s/m³, donc \(\Delta P = RQ \approx 3{,}2 \times 10^{7} \times 10^{-6} \approx 32\) Pa. La vitesse moyenne vaut \(10^{-6}/(\pi \times 4 \times 10^{-6}) \approx 0{,}08\) m/s, d'où \(\mathrm{Re} = 1000 \times 0{,}08 \times 0{,}004 / 10^{-3} \approx 320\) : c'est laminaire.

3Ce que la simulation simplifie

4Les chiffres à retenir

≈ 25 °C/kmle gradient de température dans la croûte terrestre. Avec la conductivité des roches (≈ 3 W/(m·K)), Fourier donne un flux de chaleur d'environ 0,08 W/m² qui sort de la Terre : ce qu'on mesure.
1 mPa·s · 3,5 mPa·s · 10 Pa·sles viscosités de l'eau, du sang et du miel. Dix mille fois plus visqueux, le miel coule dix mille fois moins vite sous la même différence de pression.
5 L/minle débit du cœur au repos. Il passe en entier dans l'aorte (≈ 5 cm² de section, ≈ 17 cm/s) puis dans les capillaires (≈ 2500 cm² au total) : même débit, section 500 fois plus grande, vitesse 500 fois plus faible (≈ 0,3 mm/s). C'est la continuité.
r ÷ 2 → R × 16Poiseuille : la résistance d'un tube varie comme 1/r⁴. Réduire le rayon de 16 % suffit à la doubler.
Re ≈ 2000le seuil approximatif entre écoulement laminaire et turbulent dans un tube.
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